Pour tout responsable qu'il soit de la sphère privée ou publique, l'excellence opérationnelle devrait être un objectif constant. Il nous faut convenir que cette obsession n'est pas la caractéristique généralement constatée. Bien souvent, l'occasion nous est donnée de rencontrer des responsables qui se perdent dans de trop amples discours qui ne parviennent pas à dégager de véritables axes stratégiques et qui sont incapables d'émettre de concises synthèses. Trop de considérations défaitistes, trop d'imprécision dans l'analyse des faits, trop de tentation à maximiser les difficultés, trop de tentatives à minimiser les enjeux, trop peu de mathématiques... La liste est longue sur le chemin du pessimisme et de l'autodestruction. Thanatos et ses frères rôdent autour de nous et, à ne pas s'en rendre compte, le constat est que leur influence grandit dans les mentalités quelque soit la classe sociale envisagée.
L'excellence opérationnelle est-elle en mesure de combattre ces sentiments destructeurs et chaque dirigeant, en s'y conformant de manière résolue et constante, trouvera-t-il les réponses aux incertitudes de son environnement. Structurer sa pensée, ordonner sa logique de raisonnement, guider sa propre créativité pour se permettre de la partager avec ses collaborateurs, maitriser ses pulsions afin d'étendre toutes les propositions, se donner le temps d'écrire son plan d'action, l'expliquer à son équipe, se donner les moyens de la mise en oeuvre des décisions, intégrer le temps nécessaire pour en mesurer les effets et les résultats, être en mesure de décider les adaptations nécessaires tout au long du déploiement de la stratégie, se donner le temps de l'analyse en termes de retour d'expérience,...
La tâche est rude pour parvenir à une telle maitrise. De réels efforts sont nécessaires pour adopter ces modes de réflexion parmi les plus exigeants. Mais ne pas le faire serait irrémédiablement catastrophique. Ne pas prendre le bon chemin consisterait en quelque sorte, et notamment en qualité de premier de cordée, à guider de nombreuses personnes sur des pentes incertaines voire dangereuses.
J'en appelle à une noblesse managériale et à une éducation aristocratique de la classe dirigeante.
Moralité : Aider autrui et soi-même à s'élever non pas pour dominer les autres mais pour faire triompher les forces positives.
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